Daily Archives: May 15, 2007

Journalistes rwandais, burundais et congolais réunis à Goma dans la convivialité

Taylor Toeka Kakala

15/05/07

goma.jpgIls étaient venus du Rwandais, du Burundi et de toutes les provinces de la RDC. Ils se sont retrouvés réunis à Goma, du 7 au 11 mai, dans un atelier de formation de nouveaux correspondants de l'Agence de presse Syfia Grands Lacs. Pendant une semaine, les journalistes de la région n'ont pas appris que les notions et règles de leur profession, mais aussi comment jouer un rôle de premier plan dans la réconciliation des populations de leurs pays.

 

Contents de se sentir en famille, les correspondants.
" J'avais peur suite aux événements liés à la guerre d'agression de 1998. Cette fois- ci, il est important que les armes ne crépitent pas pendant cet atelier ", a indiqué un journaliste congolais venu de Matadi, dès son arrivée dans la ville. Un autre Congolais de Bukavu, qui portait un T-shirt provenant du Rwanda, a manifesté sa joie d'avoir partagé une chambre avec un Rwandais qu'il ne connaissait pas, et qui ronflait en plus ! Un témoignage tellement vivant que l'émotion se lisait sur les visages d'un grand nombre de participants. " Non ! Je ne pouvais pas croire qu'il existe des Congolais qui peuvent être aussi tolérants ", s'est étonné un journaliste rwandais !

Cette rencontre des journalistes du Rwanda, du Burundi et de la RDC, appartenant à une multitude d'ethnies et de cultures, a démontré le rôle que ces derniers doivent jouer pour la réconciliation. D'abord, surpris d'être bien accueillis et rassemblés autour d'une table en carré, timides et réticents au départ, les journalistes se sont finalement exprimés librement. " C'est du brouhaha ", s'est exclamé le Belge André Linard, l'un des formateurs, pour couper court aux petites conférences parallèles. L'atmosphère s'est détendue petit à petit, fruit des échanges d'expériences et de situations vécues par les journalistes. Pour le Française Marie-Agnès Leplaideur, coordonnatrice du projet Syfia Grands Lacs, " la joie d'appartenir à la 'famille' Syfia doit se concrétiser par les travaux en groupe à la fin de la journée ". La trentaine de journalistes logés dans des chambres voisines et parfois deux à deux, ont tous apprécié l'accueil leur réservé à Goma, dans un hôtel situé au bord du lac Kivu.
A noter que ces travaux ont connu la présence de Mme Séverine Donnet Descartes, la chargée du programme Gouvernance à l'Ambassade de la Suisse à Kigali, un jour avant la fin de la formation. Pour boucler la boucle, une conférence de presse avec les journalistes de Goma a été animée par les trois chefs de Bureau du Rwanda, du Burundi et de la RDC, avec les deux autres formateurs venus de l'Europe.

 

Le Phare

RDC: Abdoulaye Yerodia Ndombasi, Léonard She Okitundu, Marini Bodho et autres démystifiés.

Marcellin MANDUAKILA

15/05/07

 

abdoulaye.jpgC’est à l’issue du vote que Yerodia, Marini et She Okitundu se rendront à l’évidence qu’ils n’étaient pas incontournables.

Au nombre des compatriotes qui ont été démystifiés avec l’élection de Kengo à la tête du Sénat, il y a surtout les trois personnalités qui pensaient, chacune en fonction de ses relations personnelles avec le président Joseph Kabila, occuper ce fauteuil allant jus­qu’à se renter dedans.

Il s’agit de M. Abdoulaye Yerodia Ndombasi, ancien vice-président de la République, Mgr. Pierre Marini Bodho, ancien président de la chambre haute du Parlement et M. Léonard She Okitundu,  ancien directeur du cabinet du Chef de l’Etat, Et, en échos à ces vœux, bon nombre de compatriotes étaient d’avis que la tête du Sénat ne pouvait nullement échapper à ces trois personnalités bien positionnées.

Mais, quelle ne fût d’abord pas la surprise lorsqu’on apprenait que Yerodia et Marini avaient été débarqués comme candidats AMP. C’était déjà une première sélection. Officiel­lement resté seul dans la course au nom de l’AMP, She okitundu croyait avoir gagné d’avance en comptant sur une majorité superficielle et abs­traite, oubliant que le jeu se jouait à un autre niveau et transcendait même les frontières idéologiques.
 
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Masisi : un groupe de miliciens occupe trois localités autour de Ngungu.

Radio Okapi

15/04/07

Des éléments de la 81e brigade fidèles à Laurent Nkunda en attente du mixage basés dans ces localités ont été délogés vendredi dernier par ces miliciens, selon des témoins. Le colonel Delphin Kahimbi, commandant adjoint chargé des opérations au sein de la 8ème région militaire a confirmé la nouvelle, rapporte radiookapi.net

Un notable de Ngungu a indiqué que ces miliciens sont sous le commandement d’un certain colonel Mugabo, déserteur d’une brigade brassée au Nord-Kivu. Ils contrôlent depuis vendredi les villages de Kasake, Kabingu et Nyakigano. Des sources policières affirment pour leur part que plus d’une vingtaine d’éléments de la 81e brigade seraient même pris en otage par les occupants. D’après le colonel Delphin Kahimbi, des dispositions opérationnelles sont en cours d’exécution pour que les FARDC reprennent la situation en mains. Jusqu’en ce début de semaine, des détails sur le mouvement de la population de la contrée ne sont pas fournis. Toutefois, les habitants de Karuba signalent avoir commencé à accueillir certaines familles en provenance de la zone d’affrontements.

Radio Okapi

Kengo wa Dondo pour la paix et la justice, supports de développement.

Radio Okapi

14/05/07

 

leon_lobitch_kengo_wa_dondo.jpgC’est la quintessence du discours prononcé par le tout nouveau président du Sénat ce lundi 14 mai, à l’occasion de l’installation officielle du bureau définitif de cette institution. Léon Kengo wa Dondo a mis l’accent sur la paix et la justice, supports, selon lui, de tout développement, rapporte radiookapi.net

« La charge que vous venez de me confier est nouvelle. Je vais m’en acquitter avec humilité. Je serai donc à l’écoute de tous et de chacun… », a déclaré Kengo wa Dondo. Pour lui, sa victoire est le triomphe de la démocratie. Elle n’est pas la victoire d’un camp contre un autre. Auquel cas elle ne doit pas susciter d’inquiétude. Elu indépendant, le nouveau président du Sénat se dit centriste. Cette position lui permet, poursuit-il, de rapprocher voire de concilier le contraire et pas de diviser. Kengo wa Dongo reconnaît la place et le rôle de l’opposition : «Conformément à l’article 8 de la constitution, la démocratie ne se conçoit pas sans l’opposition. Par conséquent, elle (Ndlr : l’opposition) doit disposer de droits liés à son existence. Sinon, elle serait tentée de s’exprimer hors du parlement avec toutes les conséquences que cela comporte » Quant à l’article 75 de la même constitution, la rumeur publique lui confère une portée politique, alors qu’il s’agit d’une disposition éminemment mécanique, a indiqué M. Kengo. « Je suis élu président du Sénat et non vice-président de la République avec droit de succession », a-t-il conclu.

 

 Radiookapi.net