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France 24
23/12/08
Au pouvoir en Guinée Conakry depuis un coup d'Etat en 1984, le "général-président" Lansana Conté est mort lundi soir à 74 ans. La cause de son décès n'est pas connue mais il souffrait d'une leucémie et de diabète.
Le "général-président" Lansana Conté, mort lundi soir à 74 ans, dirigeait en maître la Guinée depuis 24 ans, n'hésitant pas à réprimer violemment tout mouvement de contestation de sa gestion jugée "catastrophique" par des ONG.
Ce militaire de carrière avait été porté au pouvoir par le coup d'Etat du 3 avril 1984, une semaine après la mort du "père de l'indépendance" Ahmed Sékou Touré.
Né en 1934 à Moussayah Loumbaya (région de Dubréka, non loin de Conakry), Lansana Conté est fils de paysans de l'ethnie soussou (minoritaire).
Il entre par concours au collège technique de l'Ecole des "enfants de troupe" avant d'effectuer ses études en Côte d'Ivoire et au Sénégal. Incorporé en 1955 dans l'armée française, il la quitte avec le grade de sergent lorsque la Guinée devient indépendante en 1958, puis gravit les échelons de l'armée.
Il est colonel, en 1984, lorsque le Comité militaire de redressement national le porte à la tête de l'Etat.
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Servilien Sebasoni
17/12/08
Qui a dit que l’ONU n’est bonne à rien en RDC ? Un groupe de ses experts vient de sortir un rapport qui suscite des réactions en tous sens. Un rapport qui, certes, « accable le Rwanda » (Le Soir 15.12.08), mais un rapport « qui n’épargne personne », selon Colette Braeckman, l’envoyée spéciale du journal Le Soir de Bruxelles.Un rapport produit sans doute par ceux des « 800 ( sur les 17.000 de la MONUC ), qui servent », selon Sarkozy.
A peine non encore sorti, les ONG néerlandaises utilisaient le rapport pour forcer le gouvernement néerlandais ( trop imbriqué dans les ONG) à couper une partie de son aide au Rwanda. 3 millions sur 17 millions !! On ne nous dit pas ce qu’y gagnent les Pays Bas. Ni si les Pays-Bas sanctionnent quelque autre pays « accablé » par le rapport des experts de l’ONU. Ni si les Pays Bas considèrent comme une pécadille de collaborer avec un mouvement génocidaire ou d’en faire partie.
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Mia Couto
14/11/08
Les africains ont jubilé avec la victoire d'Obama. Moi, j'étais l'un d'eux. Après une nuit sans fermer l'oeil, dans la pénombre irréelle de l'aube, des larmes ont jailli de mes yeux quand il a prononcé son discours de victoire. A ce moment-là, moi aussi, j'avais gagné. Le même bonheur m'avait envahi quand Nelson Mandela avait été libéré et que le nouvel homme d'état sud-africain consolidait un chemin de dignité pour l'Afrique.
Dans la nuit du 5 novembre, le nouveau président nord-américain n'était pas seulement un homme qui parlait. C'était la voix étouffée de l'espérance qui se dressait à nouveau, libre, en chacun de nous. Mon cœur avait voté, bien que je n'en aie pas la permission : habitué à demandé peu, je fêtais une victoire démesurée. Quand je suis sorti dans la rue, ma ville s'était transportée à Chicago, noirs et blancs, respirant, communiant dans un même étonnement de bonheur. Car la victoire d'Obama n'était pas seulement la victoire d'une race sur une autre : sans la participation massive des américains de toutes les races (y compris de la majorité blanche) les Etats-Unis d'Amérique ne nous auraient pas donné cette raison de commémorer.
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AFP
08/12/08
Pour Nicolas Sarkozy, le président du Zimbabwe Robert Mugabe doit quitter le pouvoir. C'est ce qu'il a affirmé, lundi, dans un discours à l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.
Le président en exercice de l'Union européenne (UE) Nicolas Sarkozy a estimé lundi que le président du Zimbabwe Robert Mugabe devait quitter le pouvoir, lors d'un discours à l'Elysée à l'occasion du 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme.
"Je dis aujourd'hui que le président Mugabe doit partir", a déclaré M. Sarkozy devant le groupe de personnalités The Elders (les anciens), dont l'ancien président américain Jimmy Carter et l'ex-secrétaire général des Nations unies Kofi Annan.
"Toutes les discussions ont été engagées, et hommage soit rendu à l'Afrique du Sud et au président (sud-africain Thabo) Mbeki, mais il est un moment où quand un dictateur ne veut pas entendre, ne veut pas comprendre, alors j'entends moi-même que les chefs d'Etat et de gouvernement doivent cesser de discuter", a-t-il poursuivi.
"Il est temps de dire à M. Mugabe : +vous avez assez pris en otage votre peuple, les habitants du Zimbabwe ont le droit à la liberté, à la sécurité et au respect+. Il doit partir", a insisté le chef de l'Etat français.
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AFP
05/12/08
HARARE (AFP)- La pression internationale s'accentuait vendredi sur le régime du président zimbabwéen Robert Mugabe, dont les Etats-Unis demandent le départ et qui compte désormais sur l'aide étrangère pour juguler une épidémie de choléra en pleine expansion.
Paralysé depuis des mois, plongé dans une crise politique qui reste sans issue, le pays n'en finit plus de s'effondrer sur le plan économique, alimentaire et sanitaire.
L'épidémie de choléra, décrétée jeudi par le pouvoir "urgence nationale", a déjà provoqué la mort de 575 personnes et en a contaminé 12.700, selon les Nations unies. La seule capitale, Harare, comptait jeudi soir 179 victimes et 6.448 cas suspects, selon le Bureau de coordination des Affaires humanitaires (Ocha) à Genève.
Vendredi matin, lors d'un déplacement à Copenhague, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a appelé à la démission du président. "Il est temps pour Robert Mugabe de partir. Je pense que c'est désormais une évidence", a-t-elle déclaré.
"Les Zimbabwéens sont les seuls à pouvoir dire à Mugabe de partir à travers les voies constitutionnelles", lui a rétorqué le ministre zimbabwéen de l'Information, Sikhanyiso Ndlovu.
L'Union européenne devrait lundi renforcer ses sanctions contre le régime en ajoutant une dizaine de noms à la liste des personnes interdites d'entrée dans l'Union, a indiqué pour sa part un responsable de l'UE.
Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a pour sa part dénoncé le régime "voyou" du Zimbabwe, et estimé que l'épidémie de choléra montre que Robert Mugabe a brisé les espoirs de changement.
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AFP
15/11/08
Des centaines de personnes se sont réunies samedi à Johannesburg pour rendre un dernier hommage à la voix légendaire du continent africain et symbole de la lutte contre l'apartheid, Miriam Makeba, décédée le week-end dernier en Italie.
Des hommes politiques, musiciens et artistes sud-africains réputés se sont produits dans l'une des plus importantes salles de concerts de Johannesburg pour saluer la mémoire de Miriam Makeba à travers des chansons et des poèmes.
Elle faisait ce qu'elle savait faire de mieux lorsqu'elle est morte. Selon ses propres mots, elle aimait la musique plus que tout autre chose et elle était toujours heureuse lorsqu'elle était sur scène", a déclaré le ministre de la Culture, Pallo Jordan.
Voix légendaire du continent africain et symbole de la lutte contre l'apartheid, la chanteuse âgée de 76 ans est décédée d'une crise cardiaque après un concert pour l'écrivain italien menacé de mort par la mafia Roberto Saviano, dans la nuit du 9 au 10 novembre, près de Naples (sud de l'Italie).
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RFI
10/11/08
L'un des symboles de la lutte contre l'apartheid, Miriam Makeba, est morte hier soir à l’âge de 76 ans, d'une crise cardiaque, près de Naples, en Italie. La chanteuse sud-africaine, connue également sous le nom de Mama Africa, venait de participer à un concert de soutien à l'écrivain Roberto Saviano, menacé par la mafia. Elle s'est effondrée en coulisses, juste après avoir chanté. Sa biographie détaillée sur le site RFI musique.
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