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Nouvelles en bref

RDC: Gen. Ntaganda is only a pawn in a wider game.

Joseph Rwagatare

07/05/12

 

When strangers wail louder than the bereaved, you must be on your guard. Something is not quite right. They are hiding something, probably some involvement in the cause of the bereavement. Or they are plotting something sinister against the grieving people or their neighbours.

The wailing is very often unnaturally loud that it must surely be contrived. Other times it is so vicious you can’t distinguish between the loud cries and baying for blood.

This seems to have been the case in the Eastern Democratic Republic of Congo (DRC) in the last several weeks.

 
RDC: Kinshasa impose une nouvelle guerre face à la revendication des mutins du Kivu.

El Memeyi Murangwa

07/05/12

makenga_sultani.jpgContrairement aux déclarations rusées du général FARDC, Didier Etumba, de suspendre les opérations militaires contre la mutinerie, Joseph Kabila est décidé à en découdre avec les mutins qui en majorité sont des ex-militaires du Congrès national pour la défense du peuple, mouvement politico-militaire qui dans un récent passé n’a cessé de donner du fil à retordre à la garde prétorienne de Kabila présentée au front comme l’armée de la république.

 
RDC: 80 nouvelles défections de soldats ex-rebelles, dont un proche de Ntaganda.

AFP

04/5/12

 

GOMA (RDCongo) - Environ 80 soldats de l'armée congolaise ont fait défection jeudi dans l'est de la RDC, dont le colonel Sultani Makenga, qui fut adjoint du général Bosco Ntaganda dans l'ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), a-t-on appris de source militaire.

Le colonel Makenga et le lieutenant-colonel Masozera ont fait défection dans la nuit de jeudi avec leurs hommes, dans la ville de Goma, capitale de la province instable du Nord-Kivu (est) frontalière avec le Rwanda, a déclaré à l'AFP un commandant des Forces armées (FARDC).

Nous avons récupéré 80 tenues avec bottines dans le cimetière du quartier Bujovu, a indiqué cette source, qui a requis l'anonymat.

Le général Ntaganda était numéro 2 du CNDP, et le colonel Makenga était son adjoint dans cette rébellion intégrée en 2009 dans l'armée.

 
RDC: L’irresponsabilité du gouvernement central à la base de l’insécurité grandissante au Kivu.

El Memeyi Murangwa

5/03/12

fardc.jpgDe par la volonté des dirigeants irresponsables, le Kivu est entrain de vivre une situation de plus confuse engendrée par le non-paiement de la solde aux militaires et le non-respect des engagements exprimés à travers le communiqué rendu public le 16 janvier 2009 et  l’accord politique signé à Goma le 23 mars 2009. Le processus de paix semble revenir à la case départ,  et cette fois ci l’agresseur n’est autre que l’Agent payeur (Gouvernement).

Une armée chosifiée

L’armée nationale de la RDC, connue sous le diminutif «  FARDC » jadis fierté de l’Afrique Centrale se trouve être la plus misérable du continent africain.  Réduite en une bande des pilleurs et violeurs attitrés, les militaires congolais vivent sur le dos d’une population paupérisée par une classe dirigeante préoccupée plus à mener une vie ostentatoire avec les revenus de l’Etat. 

 
Congo's 'Terminator': Kabila calls for Ntaganda arrest.

BBC

4/11/12

 

bosco_ntaganda.jpgPresident Joseph Kabila has said ex-rebel leader Bosco Ntaganda, wanted by the International Criminal Court (ICC) for war crimes, must be arrested.

But Gen Ntaganda must be tried in the Democratic Republic of Congo, the president says.  Mr Kabila had previously refused to call for the arrest of the man known locally as "The Terminator".

 
Une majorité hétéroclite et indisciplinée. Print

Modeste Mutinga

02/03/09

 

La République démocratique du Congo est un pays à part. Un pays singulier, où la politique se pratique de manière étrange. Sous d’autres cieux, les majorités sont fondées sur une proximité idéologique. Les coalitions gouvernementales sont mises sur pied sur base d’un programme commun que les forces qui lient leur destin prennent soin de le publier à l’avance. Leur action est guidée par ce fil conducteur. Chez nous, la majorité au pouvoir a tout l’air d’un Capharnaüm où se côtoient, pêle-mêle, les partis, regroupements politiques et les individualités de toute obédience, de la gauche à l’extrême droite. Des partis à idéologies diamétralement opposées.

L’Alliance pour la majorité présidentielle, AMP et alliés, rassemble les Socialistes du Parti lumumbiste unifié (PALU) côte à côte avec le Parti socialiste démocrate (PPRD), le Mouvement social pour le renouveau (MSR), les libéraux de l’ARC et du PANU, la droite représentée par l’Union des démocrates mobutistes (UDEMO), et j’en passe.

Chaque parti y joue sa propre partition. Le concert cacophonique assourdissant qui en sort confirme ce que les Chinois disent avec beaucoup d’humour : «Ils dorment ensemble mais font des rêves différents ».

L’affaire Kamerhe en a donné une illustration suffisante. Au départ, divisés sur la question, les partis membres de l’AMP s’étaient réfugiés dans un silence hypocrite. A l’annonce par la direction politique de l’AMP de l’épilogue du Bureau de l’Assemblée nationale et l’éventualité de l’évènement d’un gouvernement d’union nationale, on les a entendus donner de la voix.

En effet, la démission forcée des membres du Bureau de l’Assemblée nationale appelle leur remplacement qui devra intervenir incessamment. Ce changement sera accompagné d’un remodelage du paysage politique. Personne ne peut, à ce stade, présager de la configuration d’un nouveau bureau, étant donné que le scrutin se fera à bulletin secret comme l’exige le règlement intérieur lorsqu’il s’agit d’un vote concernant les personnes.

Ainsi qu’on a eu à le constater dans d’autres circonstances, le respect de la consigne de l’AMP reste hypothétique. Cette contradiction s’est maintes fois manifestée tant à la chambre haute qu’à la chambre basse. Les voix n’ont-elles pas été discordantes dans la majorité lorsqu’il s’est agi du dossier Kahemba, du cas « Bundu dia Kongo » ou du ministre Botswali ? Cette majorité ne rassure ni son autorité morale, le président de la République, ni le PPRD, moins encore les partenaires de l’AMP (le PALU et l’UDEMO).

Au regard de ces incertitudes, un conclave de clarification s’impose. Avant qu’il soit question de la mise en place d’un soi-disant gouvernement d’Union nationale. A ce propos, il est de notoriété publique que la formation d’un tel gouvernement n’est envisageable que si les résultats des élections ne permettent pas de dégager une majorité confortable. Or, la plate-forme créée à la veille du scrutin de 2006 a donné au président Kabila une marge suffisante au sein de deux chambres du Parlement. En plus, tous les analystes politiques raisonnables s’accordent à souligner qu’il n’y a pas un cabinet plus inefficace qu’un gouvernement d’Union nationale. En sus de son soutien, chaque composante met dans le panier ses intérêts et ses agendas.

Ce qu’il faut à la République démocratique du Congo post-conflit, confrontée à la crise financière mondiale, c’est un gouvernement compétent, fort, nationaliste et intègre qui aura pour mission d’élaborer une politique volontariste de sortie de crise, dans le strict respect des règles et principes qui fondent un Etat de droit.

 

 

Le Potentiel

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