Navigation:    Accueil arrow Congo arrow L'armée congolaise, responsable, de milliers de viols demeurés impunis.

Nouvelles en bref

RDC: Une initiative délibérée du gouvernement continue à faire des victimes inutiles.

VirungaNews

23/05/12

 

personnes_deplacees.jpgLes contres vérités sur la situation militaire dans le territoire de Rutshuru, en province du Nord-Kivu se trouvent loin de convaincre ceux qui observent méticuleusement l’évolution de la situation sur terrain. En effet Kinshasa qui prétend mener son offensive pour capturer le général Bosco Ntaganda semble le chercher en sens inverse pendant que le Wanted-Terminator se la coule douce dans sa ferme de Bunyole, située en territoire de Masisi (Nord-Kivu).  

 
RDC: Gen. Ntaganda is only a pawn in a wider game.

Joseph Rwagatare

07/05/12

 

When strangers wail louder than the bereaved, you must be on your guard. Something is not quite right. They are hiding something, probably some involvement in the cause of the bereavement. Or they are plotting something sinister against the grieving people or their neighbours.

The wailing is very often unnaturally loud that it must surely be contrived. Other times it is so vicious you can’t distinguish between the loud cries and baying for blood.

This seems to have been the case in the Eastern Democratic Republic of Congo (DRC) in the last several weeks.

 
RDC: Kinshasa impose une nouvelle guerre face à la revendication des mutins du Kivu.

El Memeyi Murangwa

07/05/12

makenga_sultani.jpgContrairement aux déclarations rusées du général FARDC, Didier Etumba, de suspendre les opérations militaires contre la mutinerie, Joseph Kabila est décidé à en découdre avec les mutins qui en majorité sont des ex-militaires du Congrès national pour la défense du peuple, mouvement politico-militaire qui dans un récent passé n’a cessé de donner du fil à retordre à la garde prétorienne de Kabila présentée au front comme l’armée de la république.

 
RDC: 80 nouvelles défections de soldats ex-rebelles, dont un proche de Ntaganda.

AFP

04/5/12

 

GOMA (RDCongo) - Environ 80 soldats de l'armée congolaise ont fait défection jeudi dans l'est de la RDC, dont le colonel Sultani Makenga, qui fut adjoint du général Bosco Ntaganda dans l'ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), a-t-on appris de source militaire.

Le colonel Makenga et le lieutenant-colonel Masozera ont fait défection dans la nuit de jeudi avec leurs hommes, dans la ville de Goma, capitale de la province instable du Nord-Kivu (est) frontalière avec le Rwanda, a déclaré à l'AFP un commandant des Forces armées (FARDC).

Nous avons récupéré 80 tenues avec bottines dans le cimetière du quartier Bujovu, a indiqué cette source, qui a requis l'anonymat.

Le général Ntaganda était numéro 2 du CNDP, et le colonel Makenga était son adjoint dans cette rébellion intégrée en 2009 dans l'armée.

 
RDC: L’irresponsabilité du gouvernement central à la base de l’insécurité grandissante au Kivu.

El Memeyi Murangwa

5/03/12

fardc.jpgDe par la volonté des dirigeants irresponsables, le Kivu est entrain de vivre une situation de plus confuse engendrée par le non-paiement de la solde aux militaires et le non-respect des engagements exprimés à travers le communiqué rendu public le 16 janvier 2009 et  l’accord politique signé à Goma le 23 mars 2009. Le processus de paix semble revenir à la case départ,  et cette fois ci l’agresseur n’est autre que l’Agent payeur (Gouvernement).

Une armée chosifiée

L’armée nationale de la RDC, connue sous le diminutif «  FARDC » jadis fierté de l’Afrique Centrale se trouve être la plus misérable du continent africain.  Réduite en une bande des pilleurs et violeurs attitrés, les militaires congolais vivent sur le dos d’une population paupérisée par une classe dirigeante préoccupée plus à mener une vie ostentatoire avec les revenus de l’Etat. 

 
L'armée congolaise, responsable, de milliers de viols demeurés impunis. Print

Le Monde

18/07/09

 

Elle a 15 ans et habite Kihonga, dans le Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Elle a raconté l'inimaginable aux enquêteurs de l'organisation non gouvernementale Human Rights Watch (HRW), qui l'ont inclus dans un rapport publié à Bruxelles, jeudi 16 juillet.

"Les soldats qui sont venus étaient six. D'abord, ils ont violé ma petite soeur de 3 ans, puis deux d'entre eux m'ont violée pendant que les autres pillaient la maison. Ils ont jeté mon bébé nouveau-né par terre (...) Ils ont emmené ma mère avec eux (...) Je pense qu'elle doit être morte." Ce récit, parmi d'autres, résume les dizaines de milliers d'atrocités qui se sont produites depuis quinze ans dans ce pays déchiré par des guerres à répétition.

"Les violences sexuelles perpétrées par l'armée demeurent généralisées ", note HRW qui s'est concentré sur les exactions des forces armées "régulières" (FARDC), et non sur celles des groupes rebelles qui utilisent eux aussi les viols comme arme de guerre pour terroriser, punir et contrôler les populations.

Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a ainsi recensé, pour 2008, 15 996 nouveaux cas de violences sexuelles dans l'ensemble du pays. Dont 7 703 cas "perpétrés par l'armée, les rebelles et autres acteurs" dans les seules provinces du Nord et du Sud-Kivu. Et depuis le début 2009, les violences sexuelles "ont encore doublé, voire triplé", selon HRW, conséquence de l'offensive des armées congolaise et rwandaise, assistées techniquement par les casques bleus de la Monuc, contre quelques milliers de rebelles hutus.

L'ONG Oxfam rappelait, mardi, que 800 000 personnes ont aussi dû fuir leur domicile face aux violences, au cours des six premiers mois de l'année.

Selon HRW, les victimes de viols commis par l'armée sont souvent des enfants (65 %), parfois âgés de moins de 10 ans (10 %). "Les auteurs des viols et enlèvements sont essentiellement des soldats de l'armée régulière (FARDC), mais aussi d'anciens rebelles de l'opposition armée intégrés dans les forces armées, voire des civils", explique Juliane Kippenberg, une experte de HRW.

La justice militaire n'a condamné, en 2007, que 27 soldats présents dans les deux provinces du Kivu. Les enquêteurs de HRW ont interrogé des militaires congolais. L'un d'eux, membre de la 14e brigade des FARDC, racontait en mars : "Nous vivons comme des chiens, aux crochets des civils, leur mendiant des bananes. Cela fait trois mois que nous n'avons pas été payés ou reçu quelque chose à manger..."

HRW recense quelques améliorations (campagne contre l'impunité, action de la Cour pénale internationale...) mais déplore l'inaction contre les sous-officiers et officiers, personnages "puissants et intouchables, traités comme tels par les dirigeants politiques et militaires".

Jean-Pierre Stroobants (avec Christophe Châtelot à Paris)
Article paru dans l'édition du 18.07.09.

 

 

 

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