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Nouvelles en bref

Odieux assassinat de Maman Emerita Munyeshuli à Goma.

El Memeyi Murangwa

01/09/10

 

emeritha_munyeshuli.pngMadame Emerita Munyeshuli a été assassiné par des inconnus au soir du lundi 30 aout 2010 vers 19H29 à la hauteur de la paroisse St Esprit de Goma (Nord-Kivu).

Tout Goma trouve répugnant l’acte odieux de donner la mort à une mère de famille, à peine devenue grand-maman d’un petit-fils, qui vient de perdre à jamais l’affection de Tate (Gd-mère) que toute la ville de Goma chérissait.

Qui est le commanditaire de cet acte ignominieux ? Qui est cet homme qui ira clamer sa bravoure pour avoir fauché la vie d’une femme?

Le constat troublant est que les exécutants de ce crime n’ont rien emporté de la victime, ni agressé les deux autres passagers de son véhicule avant de se diriger à la fin de leur mission vers le donneur d’ordre pour juste dire : « Mission accomplie »

Une chose est sure, c’est que l’énigme qui entoure les tueries sélectives des notabilités de la ville de Goma ne tardera à livrer son secret. 

 
RDC: Les accompagnateurs s’agitent en prévision des élections de 2011.

El Memeyi Murangwa

06/08/10 

 

joseph_kabila_et_vital_kamerhe.jpgPrésidents des regroupements politiques ne visant pas la conquête du pouvoir, les accompagnateurs des élections controversées de 2006 reviennent à la charge en déterrant la hache de guerre pour disent-ils donner au pays agonisant une bonne gouvernance et assurer le mieux être de la population.

Apres la réapparition de Vital Kamerhe via la diaspora congolaise du Canada, la sortie médiatique d’Azarias Ruberwa confirme que les operateurs politiques congolais ont la mémoire courte en continuant de croire que le peuple congolais est amnésique, car oubliant si vite le degré de paupérisation qui est sien.

En prestidigitateurs, ils osent se mettre devant la foule et par dextérité manuelle transforme le chômage en travail, la misère en salaire, et la famine en abondance (just like that !).

Ces promesses inadmissibles ont comme toujours un préalable : Une nouvelle table ronde politique.

 
WANTED: DES FEMMES ET DES HOMMES D'HONNEUR.

Antoinette K. Kankindi

03/08/10

 

Eh oui! Pour sauver une situation plus que déséspérée. Celle de la République qui se dit démocratique du Congo mais que d'aucuns assurent n'être plus que dans la catégorie des républiques bananières. Les échéances électorales qui se succèdent dans nos pays obligent à regarder de face la tragédie de la RDC sans se dérober. Le pays semble n'avoir plus ni loi ni foi. Le leadership actuel se caractérise par une triste prédation qui organise le chaos dans chaque coin du pays. La soi-disante coopération internationale coopère en effet, mais pour rendre la situation encore plus intenable. C'est sa manière de se rendre indispensable à la clique prédatrice. Les deux blocs se soutiennent à merveille et tiennent en rançon le Congo en entier. Plus que le pillage des ressources, c'est la destruction humaine du pays qui attaint aujourd'hui des proportions abysmales. La destruction du système éducatif tant formel qu'informel a rendu le peuple congolais fondamentalement servile dans son comportement. Les exemples pour illustrer cette conclusion rempliraient des livres entiers. Je pourrais signaler par exemple la fameuse ville de Goma. Je promettais le mois dernier d'en parler, helas le temps m'a manqué. Goma est synonyme d'une prolifération d'ONG aussi nombreuses qu'inutiles. Elle est devenue synonyme de grosses voitures tout terrain, avec énormes antennes conduites par des aventuriers "chercheurs", "humanitaires", "gardiens" de la paix, etc. Et le peuple pense encore que le salut du pays viendra de cette engeance que j'ai parfois appelée vautours ou sangsues. Mais voilà qui dit Goma, dit Beni, Bunia, etc...

 

 
L’Idéal de Lumumba ne mourra jamais.

El Memeyi Murangwa

Fort Worth, TX  15/01/07

 

patrice_lumumba.jpgFacile de tuer le corps humain, difficile d’exterminer l’idéal d’un homme intègre ayant su briser les chaînes coloniales en prenant soin de faire un bilan macabre de la puissance coloniale dans un discours lu le 30 juin 1960, en face du Roi Baudouin Ier des Belges, son geôlier venu à Léopoldville prendre connaissance de l’indépendance voulue nominale par la Belgique.

Dès que Patrice Emery Lumumba monte sur le podium du Palais de la Nation, on pouvait lire la surprise sur le visage du souverain belge assis au coté du Président Joseph Kasa-Vubu qui venait de rendre hommage à l’œuvre de la colonisation, sans mentionner les terribles violations de droits de l’homme commises par les colonialistes.  

Le Roi qui n’arrivait pas à oublier la perte de son épée lui arraché par un nationaliste aux abords du monument d’Albert Ier, murmura dans son cœur : « Il n’y a jamais un sans deux, un malheur n’arrive pas seul. » Bwana Kitoko venait de perdre son légendaire sourire, le Gouverneur Général et le Général Janssens ne pouvaient pas retenir leur colère pendant que Kasa-Vubu s’évertuait à calmer le roi devenu inconsolable.

 
Poursuite des combats dans le territoire de Beni :

Le leadership politique Nande pris à son propre piège.

Vumilia Mumbere

30/07/10

 

kagame_et_nyamwisi.jpgDepuis le début des opérations Rwenzori, les populations du territoire de Beni vivent dans des tourments. Des affrontements entre ADF/Nalu et FARDC ont occasionné environ 100.000 déplacés de guerre parmi lesquels même des pygmées (une première). Des assassinats sont enregistrés aussi bien dans la ville de Beni que dans celle de Butembo dans le territoire de Lubero. Les tueurs, non autrement identifiés, sont souvent porteurs d’armes et d’uniformes FARDC. L’espace Yira (la communauté nande) est en quelque sorte victime des effets de ces affrontements.

La première surprise, c’est le mutisme dans lequel s’est plongé le leadership politique nande face aux malheurs des populations vivant dans cette partie de la RDC. En dehors de Pierre PayPay qui vient d’écrire une lettre de condoléance aux ressortissants nande, les autres, pour la plupart détenteurs du pouvoir congolais, n’ont pas bronché. Beaucoup pense qu’en plus de cette compassion exprimée à travers cette lettre de Paypay, il devrait y avoir des actions politiques : prise de position publique, interpellation du gouvernement, propositions des actions à entreprendre…

Le politique doit aller au delà des aspects émotionnels et proposer des actions à entreprendre pour la défenses des intérêts de la population.

 
LA TRAHISON A-T-ELLE UN PRIX ? PDF Print E-mail

Antoinette K. Kankindi

21/01/10

 

laurent1-208x197.jpgIl y a une certaine confusion ou est-ce un certain embarras. Chez les afandes de Kigs je veux dire. De Kigali. Avec leur prisonnier Laurent Nkunda. Celui-ci a donné une sorte de manne à certains journalistes, ce qui a réjouit les lâches du leadership kinois. Il aurait dit qu’il serait prêt à l’exil, à la Haye ou même devant je ne sais quelle cour à Kinshasa. Mende a tout de suite parlé aux journalistes de ces propos. C’est étonnant, les journalistes aimeraient beaucoup que Nkunda parle. Un d’eux m’a demandé la semaine dernière pourquoi il ne proclame pas son mécontentement. Il disait presqu’innocemment quelque chose dans le genre « je ne comprends pas, je ne sais pas si Nkunda est furieux ou content, s’il fait réellement partie du ‘plan’ ou s’il est vraiment là contre sa volonté ». Les journalistes pensent toujours qu’il y a ‘un plan’, parce qu’au-delà des sentiments de Laurent Nkunda, ils n’ont jamais compris les raisons des réactions de Kigs. A la recherche du sensationnel, ils n’ont pas compris pourquoi le Rwanda, au lieu de préciser ouvertement s’il appuyait la rébellion de Laurent Nkunda ou pas, il l’ait arrêté. Pourquoi le rapport de l’ONU publié à la fin de l’année 2008 a-t-il piqué si furieusement la hiérarchie militaire rwandaise qui, généralement exécute les ordres politiques venus d’en haut, au point de la pousser à prendre une mesure négative sur tous les plans.

 

 

Remarquez que le « en haut » peut dire quarante milles sphères de décisions que vous et moi ne pouvons que soupçonner sans jamais pouvoir mettre un doigt dessus. Cependant, la sphère directement concernée c’est bien les Nokos de Kigs. La question maintenant est celle-ci : ont-ils un plan pour sortir de l’embrouillamini créé par eux-mêmes avec l’arrestation du général Nkunda ?

Le seul plan qu’il devrait y avoir devrait être le résultat d’une analyse objective des relations entre la RDC et le Rwanda depuis leurs accords secrets. Ces « maudits » accords ont créé une complication politico-diplomatique dont, peut-être, les meneurs de l’arrestation de Nkunda ont négligé l’importance. Pour assouvir une soif de gains individuels et une influence néfaste sur le Kivu, les accords secrets et leurs opérations connexes ont démontré qu’aussi bien à Kin qu’à Kigs, on a toujours mal calibré les revendications politiques pour lesquelles la rébellion du général Nkunda se battait et se bat encore. La conséquence des manigances autours des accords secrets est maintenant étalée aux yeux de tous : je parle de la paralysie complète du processus de paix au Kivu et partant en RDC et dans la Région d’une part, et de l’abus des droits de l’homme ourdi contre le général Nkunda dans un pays qui veut apparaitre aux yeux du monde comme étant le pays le plus progressif dans ce sens en Afrique. La paix au Kivu, je l’ai dit mainte fois ici, est plus grande que les intérêts de quelques chefs militaires, politiques, ou commerçants outre-frontière Est de la RDC. En la paralysant, l’insécurité s’est amplifiée ainsi que la pauvreté qui l’accompagne. Le nombre des déplacés atteint des proportions exponentielles. Personne ne négocie plus rien du côté d’une administration des affaires publiques qui sont des affaires du peuple (abandonné). On est bien forcé de découvrir une vérité aussi évidente que l’emplacement du nez sur un visage. Les accords secrets relevaient du gangstérisme et n’ont rien résolu. Le bande putschiste de Ntaganda peut vous le confirmer : elle cherche encore quelques miettes à Kinshasa, mais elle serait bête de croire que miettes il y aura. Et dire que c’est cette bande là qui était « le plan ».

Le panorama aujourd’hui démontre que les Nokos de Kigs n’ont plus de plan. Mais est-ce que cela justifie qu’ils continuent de violer les droits et libertés fondamentales de quelqu’un qui, comme eux veut un avenir meilleur pour son pays ? Leur système judiciaire controlé par les commanditaires de l’arrestation de Nkunda n’a pas su lui rendre justice et ne le saura pas d’ailleurs. Je dis cela pas pour décourager quelques « faint hearted » lecteurs, mais juste pour exprimer l’évidence. Maintenant le meeting entre Kabila et Kabarebe a eu lieu. What next ? Etait-ce une occasion de chercher un compromis sur la question politico-diplomatique lourde de conséquences que représente la personne de Laurent Nkunda ? En ce moment nous ne le savons pas. Ayant joué les policiers de Kabila pour arrêter Nkunda, il ne devrait pas leur être si compliqué de lui faire voir qu’en réalité, tous ont besoin de Nkunda libre et en RDC, au Kivu. Et cela pour relancer le processus de paix. L’année 2009 a amplement confirmé qu’il est plus que chef d’une rébellion, il est un acteur politique indispensable. Les Nokos à Kigs ne devraient ni se plaindre de l’arrogance de Kabila ni négliger la cause politique plus ample pour laquelle il faut libérer le prisonnier. Il faut être pragmatique jusqu’au bout. Il n’y aura pas de paix sans le retour de ce gars et seuls ceux qui sont aveuglés par des intérêts égoïstes ne le comprennent pas.

D’autre part, à Kigs, on doit se mettre bien en tête, j’ai envie d’écrire ça en majuscules, que ce n’est pas en divisant les tutsis que le leadership se maintiendrait, se pérenniserait au pouvoir. Réflexion osée mais vraie sans doute. Et que les policiers de Kabila prennent note. A Kin, on panique et avec raison. Les hauts gradés du CNDP ont poliment et fermement décliné une invitation qui les appelait à participer aux soit-disantes concertations sur l’évaluation de Kimia II. Pourquoi évaluer une opération disqualifiée et remplacée par une autre ? Ce refus doit être pris tel qu’il est, un signal fort en direction de Kin, mais indirectement aussi à Kigs. Le sérieux de la situation doit peser dans la balance des discussions entre Kabila et Kabarebe et leurs équipes. Puisque la libération de Nkunda est une donnée clef dans l’imbroglio des relations entre le Rwanda et la RDC pour un problème exclusivement congolais mais avec des implications lourdes sur la région, la raison doit primer sur l’orgueil de ceux qui ont fait un très mauvais pas en l’arrêtant. La stabilité de la région est bien plus importante que des « egos » quelque peu démesurés. Les deux pays doivent faire montre, pour une fois, de prudence en traitant le cas Nkunda, car il ne s’agit pas seulement d’une personne mais du gros problème de leadership. Endémique à Kin et problématique à Kigs. Le seul prix à payer pour la trahison du 22 janvier 2009, c’est juste un sacré coup assené à l’orgueil, cet ennemi mortel de l’homme!

 

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