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Nouvelles en bref

RDC: le numéro 2 du parti de l'opposant Tshisekedi arrêté quelques heures.

Belga

08/02/12

 

jacquemain_shabani.jpgLe secrétaire général du parti de l'opposant congolais Etienne Tshisekedi, Jacquemain Shabani, a été interpellé mardi soir à l'aéroport de Kinshasa alors qu'il s'apprêtait à aller en Belgique, avant d'être libéré dans la nuit, a-t-on appris de source proche des services de renseignement.

M. Shabani, secrétaire général de l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), qui devait se rendre à Berlin via Bruxelles, a été arrêté par les services de migration peu avant l'embarquement, en possession d'un deuxième passeport autre que le sien et "d'un tas de documents inutilement subversifs, offensants", a déclaré à l'AFP cette source proche de l'Agence nationale de renseignement (ANR).

"Il a été libéré vers 02h30 (même HB)" mercredi, a ajouté cette source, en affirmant qu'il s'agissait "d'infractions avérées".

"Il n'a pas déclaré un passeport qu'il emmenait pour une tierce personne. Quant aux autres documents, il s'agit d'un rapport interne au parti, avec photos, sur le processus électoral et notamment sur les violations des droits humains", a indiqué à l'AFP une source à l'UDPS.

 
RDC: l'opposant Etienne Tshisekedi appelle à la grève générale à partir de lundi.

AFP

27/01/12

etienne_tshisekedi.jpgBRUXELLES — L'opposant Etienne Tshisekedi, qui s'est autoproclamé président élu de la République démocratique du Congo (RDC), a lancé vendredi un appel à la grève générale dans son pays lundi "et jusqu'à nouvel ordre" dans une déclaration à l'AFP.

"Lundi 30 janvier, il faut qu'il y ait une grève générale sur l'ensemble du territoire national et jusqu'à nouvel ordre", a déclaré par téléphone depuis Kinshasa M. Tshisekedi, qui a rejeté les résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre 2011 qui le classait deuxième derrière le chef de l'Etat sortant et officiellement réélu Joseph Kabila.

Jeudi, la police avait empêché M. Tshisekedi, 78 ans, de quitter les abords de sa résidence dans la capitale congolaise et dispersé ses partisans venus pour "l'accompagner" jusqu'au palais présidentiel.

 
RDC: report "sine die" de l'annonce des résultats des législatives.

AFP

24/01/12

KINSHASA — L'annonce des résultats des élections législatives de fin 2011 en RD Congo, qui devait être faite jeudi, est reportée "sine die", notamment pour gérer "en toute impartialité" les recours et réclamations, a-t-on appris mardi auprès de la Commission électorale.

"Nous avons reporté sine die" la publication des résultats complets provisoires des législatives du 28 novembre, qui avait déjà été reportée du 13 au 26 janvier, a déclaré à l'AFP Jacques Djoli, vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

"Il ne faut pas fétichiser les dates. A l'intérieur (du pays), tous les CLCR (centres locaux de compilation des résultats) ont compilé. Ce travail est avancé à plus de 70% à Kinshasa", où près de 5.500 candidats se sont présentés pour 51 sièges, a-t-il ajouté.

 
Le peuple congolais a faim et soif de Justice et de Paix.

Cenco

01/11/12

 

Le courage de la vérité (cf. 2Cor7, 14)

 

Message de l’Assemblée plénière extraordinaire de la CENCO aux fidèles catholiques et à l’ensemble du peuple congolais

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Introduction

cenco.jpg1. En ce début de l’année 2012, que Dieu bénisse le peuple congolais et qu’il le garde ! Qu’il lui montre un visage bienveillant et plein de grâce ! Que Dieu lui manifeste sa bonté et qu’il lui accorde la paix ! (cf. Nb 6, 24-26).

2. Réunis en Assemblée plénière extraordinaire à Kinshasa du 09 au 11 janvier 2012, Nous, Cardinal, Archevêques et Evêques, membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), avons, dans un travail concerté, analysé le rapport d’observation électorale menée par notre Eglise.

 
RDC: l'ONG La Voix des Sans-Voix publie un rapport sur les élections.

RFI

08/01/12

 

Une ONG influente en République démocratique du Congo, La Voix des Sans-Voix, a présenté ce dimanche 8 janvier 2012 son rapport final sur le récent processus électoral dans le pays. Dénonçant les fraudes, elle demande désormais aux leaders politiques d’engager un dialogue en vue de sortir de l’actuelle crise politique et d’envisager la tenue de nouvelles élections.

 
LA VISITE DE SARKOZY VUE DE KIGALI. Print

Faustin Kagame

22/02/10

 

Sans soulever l’intérêt des foules au sein de l’opinion française, la visite de Nicolas Sarkozy à Kigali ne manque pas de passionner les cercles impliqués dans la promotion et le suivi des intérêts français en Afrique. En témoignent ces articles de presse d’une violence surprenante, où M.Sarkozy est accusé de ridiculiser la France en se rendant à Kigali, le traitant pratiquement de traître.

Ainsi dans un hebdomadaire parisien en ligne, réputé proche des milieux engagés jadis dans l’aventure politico-militaire que Bernard Kouchner qualifie de “faute politique” de la France au Rwanda, on interroge : “Faut-il se réconcilier à n’importe quel prix avec  un  pays  qui pèse aussi peu » ?

Cynique en diable, la question ne manque pourtant pas de pertinence car la poser, c’est y répondre ! En effet, si une grande puissance comme la France, ennemie déclarée de toute « repentance », tient à se concilier les bonnes grâces d’un pays africain sans minerais stratégiques ni pétrole - qui l’accuse de complicité de génocide de surcroît - c’est que des raisons de le faire existent. Voyons lesquelles.

1. Un Dien Bien Phu africain

Le Rwanda parmi les relations africaines de la France, c’est l’histoire d’une bavure. Une erreur de calcul et de parcours que certains n’hésitent pas à qualifier de “Dien Bien Phu africain”, par référence au site de la célèbre défaite de 1954 en Indochine, prélude à la chute de  l’empire colonial que la France s’était taillé dans cette partie du monde. Une erreur due, selon les propres termes de la mission parlementaire française d’information sur l’action de la France au Rwanda entre 1990 et 1994, à la “sous-estimation du caractère autoritaire, ethnique et raciste du régime rwandais”.

Le régime dont il est question est celui de l’ex-président Habyarimana, que des stratèges du rayonnement impérial en France avaient choisi d’appuyer sans réserve dès octobre 1990, pensant miser sur le bon cheval dans un conflit où ils croyaient voir des Africains anglophones montant à l’assaut d’une forteresse francophone. 

La réalité était toute autre. Le 1er octobre 1990, deux générations après avoir été chassés par un pouvoir se prévalant d’une idéologie effectivement ethniste et raciste, des Rwandais avaient fait le choix des armes pour faire valoir leur droit au retour. Le fait qu’ils se soient organisés en Ouganda, pays d’exil où l’anglais est pratiqué par l’élite, n’en faisait certainement pas des militants de la pénétration anglaise dans leur pays d’origine, où les langues européennes n’ont jamais totalisé plus de 4% de locuteurs.(1).

Et pourtant, c’est sur base de ce genre de faux calculs et de considérations d’un autre âge que deux décennies durant, la politique rwandaise de la France s’est fourvoyée dans une alliance avec les tenants d’un régime qui a clôturé son règne par l’extermination d’une population dont ils avaient la charge.

Un régime dont les dirigeants ont échoué par la suite à justifier les appuis financiers, médiatiques, diplomatiques et militaires censés leur assurer la  reconquête, face à une administration FPR dont la résilience et l’habileté politique avaient échappé aux meilleurs analystes de ce qu’on appelle la Françafrique.

Ne pas procéder à des révisions déchirantes de la politique française vis-à-vis de notre pays dans ces conditions, c’était condamner l’influence de la France au déclin, dans une région des Grands Lacs où le Rwanda tient désormais une place de choix. Dépit et courroux sont donc logiques dans les officines responsables des options tactiques devenues obsolètes en France, où faute de le faire ployer en vingt ans d'acharnement, on se console en disant qu'après tout, le Rwanda ne pèse guère.

2. Les péripéties d’une relation difficile

Début juillet 1994, le FPR inflige une défaite complète aux exécutants civils et militaires du génocide, mettant fin à une hécatombe que le monde entier avait observé sans rien faire. Pris de court par l’effondrement militaire et la disqualification politique et morale de leurs alliés, les dirigeants français pensèrent faire céder le nouveau Rwanda en le punissant d’avoir déjoué leurs calculs. Un réflexe déjà vu à l’oeuvre en 1958, lorsque la Guinée avait voté pour son indépendance immédiate au grand déplaisir de Paris. Rien ne fut épargné à notre pays: opposition impitoyable aux financements nécessaires à la reconstruction, soutien à peine déguisé et multiforme à la destabilisation, recours à l’instrumentalisation de la presse et de la justice pour isoler et diaboliser le leadership rwandais.

On hésita surtout pas devant les accusations monstrueuses: le FPR aurait  sciemment déclenché le génocide en abattant l’avion de l’ex-président Habyarimana, l’extermination des Tutsi étant, parait-il, la seule carte lui permettant d’accéder au pouvoir. Un juge français était arrivé à cette conclusion pour le moins atroce, en fondant l’essentiel de son enquête sur le témoignage du colonel Bagosora, l'orchestrateur suprême du génocide lui-même, aujourd’hui condamné à la détention perpétuelle par la justice internationale. Dans la foulée, il avait lancé des mandats d’arrêt contre neuf personnalités rwandaises de premier plan, dont le Président de la République. Pour le Rwanda, c’était la goutte à faire déborder le vase. L’ambassadeur de France fut invité à plier bagage. C'était en novembre 2006.

3. Le tournant

Avec l’élection présidentielle de 2007 en France, un frémissement se fit sentir. Plus pragmatique ou moins accro que ses prédécesseurs aux concepts “géo-poétiques” qu’on peut lire sous la plume des “spécialistes” affectés aux services des relations avec l’Afrique, Nicolas Sarkozy n’a pas manqué de faire la part des choses. Avec Bernard Kouchner aux affaires étrangères, il n’ignore pas la réalité du génocide perpétré par les “amis” de la France au Rwanda, ni la fabrication laborieuse d’un second génocide de rétorsion qu’il fallait prêter au FPR pour tempérer la compromission de l’Etat français aux côtés de la faction rwandaise génocidaire.

La politique de la France pouvait-elle rester la même vis-à-vis d’un pays qui avait su encaisser treize années d’hostilité intense, pour devenir un modèle de reconstruction et un acteur régional respecté en Afrique des Grands Lacs? Non, assurément.

Alors? Pour reprendre la formule du magazine parisien précité, “faut-il se réconcilier à n’importe quel prix avec le Rwanda »? Oui bien sûr. La France se doit de tourner le dos au déni comme au cynisme, par respect des valeurs qui font l’honneur de son histoire.
 
Faustin Kagame
Consultant en communication et médias
auprès de la Présidence
Kigali

Note

(1) Ironie suprême, peu avant l’intervention militaire française destinée à remettre le “francophile” Habyarimana en selle, l’enseignement du français venait d’être supprimé au niveau de l’école primaire au Rwanda. Il  sera rétabli sous le gouvernement d’union constitué après le génocide, par les fossoyeurs supposés de la langue de Molière. Comme on peut le voir, le français n’a jamais pu s’y retrouver entre ses amis et ennemis supposés, dans un pays où les langues étrangères sont juste prises pour ce qu’elles sont: des outils nécessaires d’ouverture et d’échange, devant un contexte mondial où plus on en parle, mieux on communique. On est donc très loin des fantasmes prêtant aux Rwandais (rwandophones avant tout), des préférences affectives pour des langues qu’ils doivent aux hasards de la conquête coloniale.

 

Rwanda News Agency

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