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AFP
24/04/11
KINSHASA (RDCongo) - Le principal chef de l'opposition en République
démocratique du Congo (RDC), Etienne Tshisekedi, a évoqué dimanche une
révolution sur le modèle nord-africain si une présidentielle n'était pas
organisée avant début décembre, à la fin du mandat du président Joseph
Kabila.
Le 6 décembre, M. Kabila devient un simple citoyen. S'il
n'y a pas d'élections en RDC, vous savez vous-mêmes ce que nous allons
faire, a lancé M. Tshisekedi, 79 ans, devant près de 80.000 de ses
partisans dans un stade surchauffé de Kinshasa, a constaté un
journaliste de l'AFP.
Il s'agissait du premier rassemblement de
l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) de M. Tshisekedi
depuis la chute de l'ex-président Mobutu Sese Seko en 1997.
Malheureusement, je ne sais pas si vous avez acquis la maturité de nos
amis de Tunisie et d'Egypte, a ajouté l'opposant historique, doutant de
la capacité de ses partisans à mener une révolution à la tunisienne ou à
l'égyptienne.
Il est candidat déclaré à la prochaine présidentielle, un scrutin à tour unique dont la date avait été fixée au 27 novembre.
Mais
la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), nouvellement
installée, peine à publier un nouveau calendrier censé respecter le
délai constitutionnel.
Elu en 2006, le premier quinquennat de M. Kabila, potentiel candidat à sa propre succession, s'achève le 6 décembre.
Ce meeting commémorait également le 21e anniversaire de l'instauration du multipartisme dans le pays le 24 avril 1990.
Accompagné
de son épouse Marthe, M. Tshisekedi est arrivé au stade Tata Raphaël à
bord d'une 4x4, encadré par de nombreux gardes du corps, avant de monter
à la tribune officielle aux côtés des responsables d'autres partis de
l'opposition, dont des députés.
Vêtu d'une chemise blanche brodée
avec son effigie, casquette blanche sur la tête, celui que ses
partisans nomment le Sphinx de Limete, du nom de son quartier à
Kinshasa, a rappelé son combat pour l'instauration du multipartisme,
notamment son emprisonnement par le régime Mobutu entre 1980 et 1990.
Un
dispositif de policiers était observé aux alentours du stade mais à
l'intérieur la sécurité était assurée par les partisans de Tshisekedi.
Le leader de l'UDPS est rentré début décembre à Kinshasa trois ans après avoir quitté la RDC pour des raisons de santé.
M. Tshisekedi et son parti avaient appelé au boycott des élections de 2006 les estimant entachées d'irrégularités.
Source: AFP
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