| LA DELOCALISATION DES VISAS BRITANIQUES POUR NAIROBI, UNE AFFAIRE À SUIVRE. |
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Bahati Amani 09/02/08
Alors que les autres pays continuent à croire au miracle, le pragmatisme britannique est en train de montrer, que quelque chose de dangereux se profile en République Démocratique du Congo. Après avoir montré ses limites dans la gestion des acquis démocratiques, après avoir montré qu’avant les élections est pire qu’après les élections, après avoir montré aux miliciens de l’Ituri que les grades qu’on leur donne, c’est juste un appât pour les amener à Kinshasa en transit pour la destination finale qu’est la Haye, après avoir érigé l’assassinat politique en mode de gestion et surtout, l’incapacité du gouvernement à calmer la grogne sociale traduite dans les grèves à répétition dans tous les secteurs de la fonction publique : il y a de quoi comprendre que, le pays des droits de l’homme s’en inquiète et montre le danger qui guette la République démocratique du Congo à travers des gestes qui ne trompent pas. Le gouvernement de Kinshasa est sur une très mauvaise pente et ses mauvais agissements n’augurent aucun optimisme dans les prévisions pour un avenir qui chante.
Dans le monde entier, il n’y a que le gouvernement de la République Démocratique du Congo qui s’amuse avec les acquis de la paix. Ils ignorent les règles élémentaires de la protection de ses citoyens oubliant que la justice internationale n’a aucun pouvoir sur la constitution des Etats souverains. C’est pourquoi, il est possible de voir des pays des « droits de l’homme » violer ces droits sans se faire inquiéter par qui que ce soit. Le traitement des sans papiers en France ne respecte aucunement les droits de l’homme. La peine de mort aux Etats-Unis est pratiquée sans que ces aventuriers des droits de l’homme n’en parlent. En Belgique, on chasse des bébés sous prétexte qu’ils sont en situation irrégulière sans que ces partisans de moindre effort ne disent rien. Jean Baptiste Placca avait raison de dire qu’ils ne s’attaquent qu’aux personnes vulnérables. L’incapacité de la République Démocratique du Congo a protéger ses citoyens sous prétexte de « collaborer » avec la CPI traduit une absence totale de souveraineté pour ce pays. On a vu l’Angola s’opposer à l’extradition de Pierre Falcone devant un tribunal français alors que la pression y était. On a vu la France refuser
Alors que les autres états occidentaux sillonnent dans les nuages, les britanniques agissent. Pour ce qui est en train de se passer en République démocratique du Congo, même les observateurs les plus optimistes commencent à pondérer leurs avis sur l’avenir du « grand Congo. » L’incident survenu à Londres entre le Commissaire européen Louis Michel et la diaspora congolaise était révélateur d’une détermination des congolais à défendre leur cause par tous les moyens et devant n’importe qui. « Tonton Michel » a compris qu’il fallait changer la donne et a fini par déclarer que : « Joseph Kabila a déçu. » Ensuite, c’est l’annonce par l’agence Xinua, le 22 janvier dernier, de la signature de l’accord entre le Congo-Brazzavile et l’Angleterre du stationnement des troupes britanniques à Brazzavile pour l’évacuation de ses ressortissants. Cette annonce a semé un vent de panique à Kinshasa à tel point qu’on disait que Joseph Kabila était mort. Pour confirmer la rumeur, la presse pro-gouvernementale s’est livrée à une musique démontrant que son président est bel et bien vivant. Le titre du Palmarès du 08 février 2008 déclare : « Après les folles rumeurs sur sa mort : le président Joseoph Kabila effectue sa première apparition le jeudi 7 février. » Ceci s’est fait à travers la réception des lettres de
Le réchauffement des relations diplomatiques entre la République Démocratique du Congo et les pays qui se sont illustrés dans le non-respect des droits de l’homme est révélateur d’une diplomatie qui se tourne résolument vers la voie de la mort. D’abord c’était la Chine, maintenant c’est le Cuba de Fidel Castro, demain ce sera peut être le Venezuela de Hugo Chavez, et qui sait si après demain ce ne sera pas l’Iran. Ce qui est sûr, c’est que, le pays va mal et le « raïs » ne convainc plus. La déclaration de l’ambassadeur de Cuba à Kinshasa, Monsieur Luis Castillo Campos qui a souhaité
Face à ces agissements, il est difficile de croire au miracle. Ce qui doit arriver arrivera. Jean Pierre bemba regagnera un jour son pays, mais par quel moyen ? Personne ne le sait ! Honoré Ngbanda regagnera son pays, mais par quel moyen ? Personne ne le sait ! Il y aura la paix, la stabilité et le développement dans un nouveau Kivu purifié des interahamwe et des miliciens de tous bords, mais par quel moyen ? Personne ne le sait ! Le peuple congolais a longtemps évolué dans un pays abandonné à l’amateurisme politique, au tribalisme institutionnel et à la prédation. Comme tous les peuples de la terre, le peuple congolais aspire aussi à un Etat qui lui garantit une vie descente et paisible, comme c’est le cas ailleurs. Il appartient donc à ce peuple d’être vigilant, sans succomber au charme des dollars kabilistes et savoir que l’avenir n’appartient à personne sauf à Dieu seul. Son salut ne viendra, ni de la Haye, ni de Kinshasa, ni de Paris, ni de Bruxelles, ni de Londres, mais de sa propre détermination à se doter d’un Etat fort où il fera bon vivre. Tous les artisans de la liberté, de la justice, de la paix et du bien être doivent se mettre à l’œuvre pour qu’un jour naisse au cœur de l’Afrique centrale, une nation où les hommes et les femmes viendront pour trouver une vie meilleure. Il est temps de se mettre à l’œuvre sans se laisser intimider par qui que ce soit. La décision du gouvernement britannique n’est pas un simple enthousiasme : c’est l’expression du désaveu d’un gouvernement qui a tout fait pour aider la République Démocratique du Congo à renaître de ses cendres, mais qui se retrouve désabusé par les autorités actuelles. Qui vivra verra !
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Depuis ce jeudi 07 février 2008, l’ambassade de la Grande Bretagne en République Démocratique du Congo vient de rendre public un communiqué de presse pour informer aux usagers congolais que, désormais, « tout congolais qui voudrait bien se rendre en Angleterre devra solliciter son visa, non à l’ambassade de Grande Bretagne à Kinshasa, mais plutôt auprès du Haut Commissaire du royaume à nairobi. » Cette situation qui n’est pas la première, montre un malaise qui règne dans le choix politique du gouvernement de la République Démocratique du Congo et la lecture qu’en font ses partenaires étrangers et internationaux.

