RDC: libération de trois militants des droits humains et d’un journaliste.

AFP

18/03/09

 

floribert_chebeya_bahizire.jpgKINSHASA – Trois militants des droits humains et un journaliste arrêtés dimanche à Kinshasa par la police ont été libérés, ont annoncé mercredi des organisations congolaises de défense des droits.

"La Voix des Sans-Voix pour les droits de l'Homme" (VSV) est heureuse d'annoncer la libération de MM. Floribert Chebeya Bahizire, son directeur exécutif, Dolly Ibefo Mbunga, directeur exécutif adjoint et Donat Tshikaya, chargé de réception au Réseau national des ONG des Droits de l'Homme en RD Congo (Renadhoc)", indique un communiqué reçu mercredi par l'AFP.

Selon l'ONG, ces activistes des droits humains avaient été "enlevés" par des éléments armés de la police et en civil à l'issue d'une conférence de presse au siège du Renadhoc, consacrée à la crise institutionnelle en République démocratique du Congo.

Un journaliste d'une télévision privée, arrêté en même temps que les trois militants des droits humains pour avoir couvert leur conférence de presse, a également été libéré.

"Coco Tanda, caméraman de la chaîne de télévision privée Cntv (Canal numérique télévision), a été aussi libéré mardi soir au même moment que les défenseurs des droits humains", a affirmé mercredi à l'AFP le président de l'ONG "Journaliste en danger" (JED), Donat Mbaya.

"Sa caméra ne lui a pas été restituée. La police a demandé que les responsables de sa télévision viennent la récupérer aujourd'hui", a-t-il ajouté.

Les trois militants des droits humains "ont été détenus au secret à l'Agence nationale des renseignements (ANR) et à la Direction des renseignements Généraux et des Services Spéciaux de la police (DRGS) et placés sous le régime d'interdiction de toutes visites", a déploré VSV.

Selon VSV, la conférence de presse concernait l'annonce d'une marche pacifique et d'un sit-in devant le Parlement à Kinshasa pour lundi 16 mars afin de remettre un mémorandum aux présidents du Sénat, Léon Kengo, et de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, "pour la sauvegarde de la jeune démocratie congolaise".

Ces arrestations sont intervenues au moment où le climat politique se tend dans Kinshasa entre les députés de la majorité du président Joseph Kabila et le président de l'Assemblé nationale.

L'Alliance présidentielle va présenter une motion de déchéance de Vital Kamerhe à la prochaine session ordinaire de l'Assemblée, dont la date n'est pas fixée. Elle lui reproche d'avoir désavoué publiquement le président Kabila en qualifiant de "grave" l'entrée le 20 janvier des soldats rwandais dans l'est du pays, après un accord entre Kinshasa et Kigali.

 

 

 

 

©AFP

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