RD Congo : l’afflux de réfugiés se poursuit sur le district de Bétou.

MSF

24/12/09

 

Depuis fin octobre – début novembre, dans la province de l’Equateur, au nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), des violences opposant les FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) et des groupes armés poussent des milliers de personnes (environ 84 000 selon les estimations gouvernementales) à fuir les combats et à se réfugier au Congo voisin.

Les rumeurs sur les exactions commises dans la province de l’Equateur, au nord-ouest de la RDC, sont telles que les familles choisissent de fuir immédiatement et de franchir, sur des pirogues surchargées, la rivière Oubangui qui marque la frontière entre la RDC et le Congo.

Depuis le 6 novembre, les équipes MSF (11 expatriés et 60 congolais) travaillent dans le district de Bétou, au Congo, pour apporter une assistance sanitaire et médicale à près de 35 000 personnes.

Depuis le 6 novembre, les équipes MSF (11 expatriés et 60 congolais) travaillent dans le district de Bétou, au Congo, pour apporter une assistance sanitaire et médicale à près de 35 000 personnes.

Cette semaine, elles ont vu arriver 1 500 nouveaux réfugiés, dont plusieurs étaient blessés par balle. La majorité venait de la zone située entre Dongo et Imesse, en RDC.

A l’hôpital de la ville, où sont référés les cas sévères (urgences, hospitalisations, maternité), on prévoit environ 200 admissions par mois. Un infirmier anesthésiste va lancer un inventaire du matériel disponible sur place et prendre en charge/optimiser l’hygiène et la stérilisation. Un gynécologue-obstétricien viendra quant à lui renforcer les équipes de sages-femmes du Ministère de la Santé.

Dans une école de Bétou, transformée en site d’accueil pour les réfugiés, MSF mène environ 100 consultations médicales par jour. 35% des patients sont âgés de moins de cinq ans. Les principales pathologies rencontrées sont des cas de paludisme, d’infections respiratoires et de diarrhées.

Par ailleurs, nos équipes continuent d’évaluer la situation dans plusieurs autres sites où les conditions d’accueil (nombre de latrines, de douches, de points d’accès à l’eau…) devront être adaptées et améliorées.

Une campagne de vaccination de masse contre la rougeole a été lancée le 17 décembre. Sur deux jours et trois sites, près de 1 800 enfants âgés de 1 à 5 ans ont été vaccinés. MSF prévoit de vacciner, au total, environ 10 000 enfants.

Enfin, via des dispensaires mobiles, entre 100 et 150 consultations médicales sont données, chaque jour, le long de deux axes : l’un vers le sud sur 50 km ; l’autre vers le nord sur 70 km.

Nombre de déplacements ne pouvant s’effectuer que par voie fluviale, toute mise en place d’activité médicale implique un déploiement logistique conséquent. Sept dispensaires fixes ont été essaimés le long de ces axes afin de limiter les déplacements d’équipes et assurer une présence médicale six jours sur sept au plus près des sites de regroupement (vaccinations courantes, soins de santé primaire…)

Le 19 décembre, une équipe de cinq expatriés doit se rendre dans le district d’Impfondo où on compte 10 000 réfugiés. MSF va ouvrir un nouveau projet dans cette zone : appui aux services des urgences et de pédiatrie de l’hôpital général de la ville où la moitié des patients actuellement admis sont des réfugiés.

Dans le district voisin de Dongou, où il y aurait 11 000 autres personnes réfugiées, MSF assurera des soins de santé primaire et les références hospitalières vers Impfondo.

 

MSF

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