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Marie-France Cros
23/06/09
Mutineries, pillages et désertions en masse se
multiplient au sein de l'armée congolaise. Le président Kabila s'en
inquiète. Trop tard ?
Une nouvelle fois, le Kivu (est du Congo)
semble au bord du gouffre, alors que se profile une possible débâcle de
l’armée congolaise et un retour à la situation de guerre antérieure -
l’espoir d’en sortir en moins.
Celui-ci avait repris vie avec
l’audacieuse opération conjointe rwando-congolaise, "Umoja wetu", pour
désarmer les FDLR (rebelles hutus rwandais issus des génocidaires),
lancée au Nord-Kivu en janvier dernier.
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Reuters
19/06/09
Trente-deux personnes ont péri en trois jours de combats dans l'Est
congolais entre les forces gouvernementales et des rebelles hutus
rwandais soutenus par des miliciens congolais, annonce un officier
supérieur de la République démocratique du Congo (RDC).
Des
hommes armés ont attaqué mercredi soir des positions de l'armée
congolaise près de Nyabiondo, 110 km environ au nord-ouest de Goma,
chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
Les troupes
congolaises, engagées avec le soutien de l'Onu dans une offensive
contre les rebelles des Forces démocratiques pour la libération du
Rwanda (FDLR), ont repris des positions au cours d'une contre-attaque
déclenchée vendredi matin.
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Didier Samson
16/06/09
 La Cour pénale internationale vient d’ordonner le
renvoi devant la justice de Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de
la République démocratique du Congo et surtout président du Mouvement
de libération du Congo (MLC). Il avait été arrêté le 24 mai 2008 par
les autorités bruxelloises, qui exécutaient un mandat délivré par la
CPI.
Les premières comparutions de Jean-Pierre Bemba ont lieu du 12 au 15
janvier 2009 au siège de la CPI, à La Haye, où le leader congolais
s’est vu notifier les charges retenues contre lui. Elles concernent
essentiellement les exactions commises en Centrafrique par ses troupes
entre 2002 et 2003.
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Radio Okapi
16/06/09
Un officier supérieur des
Forces armées de la RDC, un major, et un soldat de son escorte ont été
tués la nuit de ce mardi au chef-lieu du territoire de Rutshuru. Selon
la police locale, un échange de tirs a opposé, vers 23 heures, une
patrouille militaire aux FDLR arrivés dans cette cité pour piller,
rapporte radiookapi.net
Dans
l'échange de tirs qui s'en est suivi, un combattant FDLR a été
également tué. Par ailleurs, une panique est observée ce mardi après-
midi dans la cité de Kiwanja.
D’après des sources policières de
Rutshuru, la population craint un éventuel pillage des combattants
Maï-Maï qui, selon la même source, roderaient autour de la cité. Des
boutiques ont été immédiatement fermées. Les troupes de la police à
Kiwanja viennent d’être renforcées pour sécuriser la population et
leurs biens, toujours selon la police locale.
Radio Okapi
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Joachim Diana G
08/06/09
Les
voisins, les passants, les curieux, devant certains militants de base
du Rassemblement congolais pour la démocratie (Rcd), ont assisté à une
scène que l’histoire politique congolaise retiendra pendant longtemps.
Le Rcd, depuis sa création, a connu des départs importants dont celui
de certains ténors partis renforcer les rangs du Mlc de JP Bemba. Mais
cette fois, la crise semble profonde. Car, c’est pour la première fois
en temps de paix que ce mouvement politique assiste au désaveu d’un
président en fonction de la part de la majorité des fondateurs.
En effet, il y a longtemps qu’on sentait de l’électricité en l’air
dans ce parti politique. A la base de tout cela, l’incapacité du
président du Rcd de prendre une position claire sur le devenir du parti
par rapport aux enjeux présents et futurs. Pour bien tenir le parti
dans l’incapacité de se mouvoir utilement, Azarias Ruberwa - déplorent
les fondateurs - s’est substitué au parti. Par conséquent, Azarias
Ruberwa, à l’instar d’autres anciens candidats à la présidence, étant
en hivernage politique qui se prolonge, le Rcd a été réduit à la
l’inaction. On pensait que ce parti politique ne trouvait pas le
prétexte de se mouvoir. Mais, à l’approche des élections locales, on
constate que le sommeil devient davantage pesant. L’approche de 2011,
non seulement n’a aucun effet sur le leadership de ce parti politique,
mais aussi on n’y pense pas même en terme de projection. Tout cela par
la faute d’un homme et de quelques courtisans autour de lui.
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