Massacre du Bas Congo, le drapeau doit être mis en berne.

El Memeyi Murangwa

11/02/07 

martyr.jpgPourquoi hésiter à honorer les hommes en uniformes, membres de la secte Bundu Dia Kongo victimes de la contestation à l’élection d’un Gouverneur que la population ne désire pas ? Les événements qui viennent d’endeuiller la partie ouest du Congo constitue une réaction normale d’un peuple qui tient à démontrer à l’opinion, qu’elle n’est plus prête à baisser la tête face à une corruption qui se généralise, et aux différentes formes de tricherie que la troisième république tient à pérenniser .  Pourquoi aussi cette réaction quasi épidermique à la suggestion du Sénateur Jean Pierre Bemba de décréter un deuil national en honneur de ces victimes ? Tout laisse croire qu’il y’aurait déjà un deuil national si la même demande serait venu d’un sénateur PPRD ou d’un autre politicien acquis a la cause de L’AMP !  Comme le disent si bien les organisations non gouvernementales des droits de l’homme dans leurs communiqué du 8 février 2007, le gouvernement doit respecter la vie et la dignité de la personne humaine.  

Il en est de même de ces élus du peuple se trouvant dans l'assemblée nationale. Faut-il l’émergence dans ce parlement, d’une deuxième Maman Isalu (mère courageuse), capable de vaincre la peur et interpeller le ministre de l’intérieure? A quant donc la mise en place d’une commission parlementaire devant se rendre au Bas Congo pour faire la lumière sur ces incidents macabres du 31 janvier au 2 février, 2007 ? Le gouvernement s’est réuni pour la première fois autour du Premier Ministre Antoine Gizenga, sans garder une seule minute de silence en hommage à ces victimes de la brutalité policière et autres « forces de l’ordre » qui ont eu à utiliser des moyens excessifs pour réprimer une manifestation pacifique.  Pour la période s’étendant à 2006, le gouvernement de la recréation (1+4) a eu un total de 50 morts, personnes victimes de répression dans la même province.  Jusqu'à ce jour, aucune enquête sérieuse n’est venue édifier l’opinion sur ces graves violations de droits de l’homme ! Les commanditaires ne sont pas inquiétés et vaquent normalement à leurs occupations dans la capitale, et présentent même des extraits de casier judiciaire vierges pour se faire élire!  Face à la gravité de la situation et au rapport erroné du ministère de l’intérieure sur le nombre des victimes (87/134), le président de la république devait carrément sortir de sa réserve et s’adresser à la nation pour situer le souverain primaire. Le gouvernement doit sans tarder décréter un deuil national et mettre le drapeau en berne pour honorer ces nouveaux martyrs anti-corruption. La république entière se montrera ainsi compatissante à ce malheur qui vient de frapper le Bas Congo.       

 

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