Etienne Tshisekedi: Le sens d’un combat.

Prof. Eddie Tambwe

 

livretshisekedi.jpgAu début des années 1980, au plus fort de la dictature imposée par le « Maréchal » Mobutu, un groupe de treize parlementaires zaïrois entreprend un combat audacieux. Dans ce contexte répressif de parti unique, les 13 dissidents fondent au péril de leur vie, un deuxième parti politique : L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). Parmi eux, Etienne Tshisekedi wa Mulumba.  Qui ne tarde pas a devenir le chef de file naturel de cette opposition mobutiste…Arrestations, internements forcés dans les hôpitaux psychiatriques, tortures, humiliations, défections des compagnons de lutte, meurtre des proches collaborateurs : Aucune de ces intimidations n’entamera la détermination d’Etienne Tshisekedi, dont l’action réussira à affaiblir substantiellement le régime mobutiste, à favoriser in fine, l’arrivée en mai 1997 de Laurent-Désire Kabila au pouvoir.Ce livre est le récit de ce long et difficile combat, riche en rebondissements : accords, concertations, conclaves, dialogues, etc. A l’aide d’un fonds documentaire impressionnant, l’auteur répond, avec minutie, aux interrogations essentielles sur le sens du combat de celui que les Congolais considèrent désormais comme le plus grand combattant de la liberté, après Lumumba. 

L’auteur de ce livre, Dieudonné Ilunga Mpunga est diplômé de droit de L’Université de Kinshasa. Analyste politique, il est chercheur en histoire politique de la RDC. Avocat au Barreau de Kananga. Cet ouvrage est diffusé en RDCongo et en Afrique centrale par Judée Badibanga

Téléphone (+243) 89 89 15 000. 

E-mail : bjudee@yahoo.fr 

 

 

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La bombe des Kivu.

Kenge Mukengeshayi

04/07/07

Encore une fois, l’Est de la RD Congo gronde. Comme un volcan à la veille d’une éruption aux conséquences incalculables. Tous les spécialistes le disent : la lave, en fusion, menace sérieusement les fragiles équilibres de la paix, du processus démocratique et de la cohabitation ethnique.
La nouvelle surchauffe a un nom : Laurent Nkunda. Très médiatisé, recevant journalistes, diplomates et envoyés spéciaux, l’homme n’est plus une simple vedette tenté par l’aventure. Il dispose d’une armée qui lui permet de contrôler la frontière à partir de Rutshuru. Le mixage lui assure une incontestable influence sur un territoire qui s’étend jusqu’à Goma, sur lequel il entend imposer le droit au retour des réfugiés congolais du Rwanda, que ses sources estiment à plus de 40.000 personnes, et leur procurer un « espace ». « Une véritable bombe ethnique » analysent tous les observateurs sérieux, inquiets du fait que Kinshasa ne présente jusqu’ici aucune alternative crédible. Il est vrai que coincées entre les engagements pris lors des négociations de Kigali (janvier 2007), la frustration de plus en plus grandissante des Kivutiens, très remontés à la suite du retour en grâce de Nkunda, et la pression sinon l’hypocrisie de la Communauté internationale hostile – dixit le Conseil de sécurité – à toute solution militaire, les autorités congolaises ne disposent pas d’une marge sérieuse de manœuvre.
Enfin, dans la pure tradition des insurrections congolaises, qui veut que celui qui dispose d’une armée et d’un territoire doit en plus se doter d’un instrument politique, Nkunda a fait mieux que cela, en emboîtant le pas à ses aînés – qui ont échoué, explique-t-il, dans la mission de créer un nouvel ordre politique – en mettant sur pied le Conseil National pour la Défense du Peuple (CNDP). Un mouvement qui n’aurait aucun caractère ethnique, a cru devoir préciser, sans doute pour le besoin de la cause, un leader politique originaire du Kivu, comme pour donner à la démarche de Nkunda une envergure nationale en évacuant en amont toute tentative de la réduire à une dimension ethnique.

Résistants contre forces négatives

Reste que cela ne suffit pas – du moins jusqu’à présent – pour calmer le grondement qui monte des Kivus. Où les négociations de Kigali avec Nkunda, ça ne se cache plus, ont prodigieusement irrité les populations. Deuxième motif de frustration : le mixage, considéré ici comme un chèque en blanc grâce auquel Nkunda pourra continuer « en toute impunité », se fâche-t-on à l’Est, à étendre son emprise et surtout à narguer les autres groupes armés ayant accepté le brassage. Les Kivutiens reprochent aussi à Kinshasa et à la Monuc de ne rien faire pour stopper la montée en puissance de Laurent Nkunda. Bien au contraire, aussi bien le mixage que les négociations de Kigali arrachés par le Chairman du CNDP sont interprétés ici comme une bénédiction accordée à l’homme fort de Bwiza.
Enfin, nombreux sont, ici, qui s’opposent à un retour non contrôlé des réfugiés congolais du Rwanda, considérés comme des infiltrés potentiels, et la tête de pont de l’activisme rwandais pour la domination – pour les uns – ou la conquête – pour les autres – de l’Est de la RD Congo.
Bref, si rien n’est fait et à temps, les risques d’une brutale et dangereuse montée des tensions ethniques sont réelles, ce qui ferait reculer la RDC d’une dizaine d’années. Il suffit désormais, de jeter un regard sur les groupes dits de résistance qui ont commencé à proliférer dans l’est. Certains Hutu, Hunde, Nande, Nyanga et Tembo se sont ainsi organisés dans une coalition des « Résistants Patriotes Congolais » (PARECO). D’autres « fils et filles » du Nord-Kivu ont créé le Front National pour la Résistance (FNR), doté d’une « branche armée » dénommée « Commandement des Forces Patriotiques Congolaises ». Un terrible engrenage semble ainsi se mettre en place. Il s’agit, désormais, de savoir qui a les moyens, et la volonté politique de le stopper.

 

Le Phare

Laurent Nkunda défie la Monuc et les FARDC.

Jean N’Saka wa N’Saka

04/07/07

 

general_laurent_nkunda.jpgOn le prendrait à première vue pour un arriviste farfelu qui voudrait forcer son entrée dans le monde politique et diplomatique. Mais Laurent Nkunda – puisque c’est de lui qu’il s’agit ici – semble savoir ce qu’il dit et ce qu’il fait. Coup sur coup à trois reprises, il s’est signalé par des faits et gestes troublants et prémonitoires qui ne paraissent pas ébranler la conscience des sphères officielles et diplomatiques. D’abord par son « Cahier des charges » du 14 octobre 2006 élaboré à l’occasion de sa rencontre avec un envoyé spécial du président Joseph Kabila à Kigali sous la modération du bras droit militaire du président Paul Kagamé, le général James Kabarebe, document dans lequel il dresse sévèrement le constat d’échec de la transition et du processus électoral ; ensuite le 17 mai 2007 par une lettre musclée adressée au Premier Ministre Antoine Gizenga, lui rappelant son cahier des charges et se plaignant que la réponse à ce document tarde toujours à lui parvenir. Cette fois-ci le 1er juin 2007 par sa Note d’évaluation du «Gentleman agreement» à plusieurs destinataires, président de la RDC ; président rwandais ; président sud-africain ; présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat de la RDC ; ministre de la Défense de la RDC ; Général d’Armée James Kabarebe du Rwanda ; Général-Major John Numbi de la Force aérienne de la RDC.

Laurent Nkunda agit graduellement dans ses travaux d’approche afin de pouvoir atteindre son objectif, s’imposer comme l’interlocuteur valable à l’Est et s’affirmer sur la scène politique congolaise où il se destine à jouer un rôle de premier plan sur les plans politique et militaire. Il fait étalage de ses prouesses et glorieux faits d’armes pour démontrer qu’il devient indispensable et incontournable dans les circonstances actuelles où le brasier de l’Est vient de se rallumer avec plus d’intensité et d’horreurs commises par les forces négatives résiduelles de l’armée rwandaise du régime déchu d’Habyarimana. Il énumère une vingtaine de localités que ses hommes mixés ont libérées de la férule de ces forces de destruction. Ces éléments ont été traqués et boutés hors des territoires de Rutshuru et de Masisi et Rive, Busendo, Kirama, Kahumiro, Nyamitwitwi, Numule, Kigalikigali en Territoire de Rutshuru, et Mahanga, Chugi, Remera, Nyabiondo, Kivuye, Kalmbe, Bibwe, Katoyi, Luhinzi et Mitimingi en Territoire de Masisi.
Nkunda n’arrête pas là l’énumération de son trophée d’exploits contre les forces négatives. Il révèle que « Les coupeurs de route ont été totalement éliminés sur la route Kanyabayonga-Kiwandja (Rutshuru) – Le parc national des Virunga (PNV) a été entièrement débarrassé des braconniers et ont voit déjà revenir les lions et les hippopotames. – Les bataillons fournis par les FARDC et ceux fournis par le CNDP opèrent dans un esprit de confiance retrouvé et d’entente parfaite et les commandements des brigades mixées maîtrisent parfaitement leurs unités sur terrain. » Cette énumération de ces faits d’armes est assortie d’un nota bene (NB) de défi en caractère gras pour attirer particulièrement l’attention et que l’on peut ainsi lire : « Monuc et FARDC n’ont jamais affiché un bilan comparable dans le passé et ceci explique en partie la hargne de la mission onusienne contre le mixage tout comme celle de certains députés et leurs membres du gouvernement proches des FDLR et des groupes armés incontrôlés ». J’emprunte toutes ces données au quotidien Le Phare du vendredi 22 juin 2007, qui a le génie d’obtenir énigmatiquement en exclusivité la primeur des documents issus de l’antre de Nkunda à Bwiza.

 

 

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RDC: Un coup d’état se prépare à Kinshasa.

Ingénieur Binda Bongeli

Kilo Moto, 04/07/07

 

 

joseph_kabila.jpgEn lieu et place d’un remaniement qui servira à désengorger l’espace politique congolais, la France toujours elle décide enfin de décapiter la tête de l’exécutif congolais qui d’après les analystes de la DGSE n’arrive pas à stabiliser le pays et à mener de main de maitre la bonne marche des « affaires de l’état ».

 

Les parrains politiques Français sont à bout de patience, ils viennent à deux reprises de tenter de corriger l’attitude de Kanambe Mutwale sans que ce dernier n’arrive à contenter leur desiderata. La première tentative a été organisée lors du voyage-convocation à Luanda, ou Kanambe n’a pu convaincre le Président Dos Santos d’Angola sur le retard constaté dans l’implantation des entreprises d’exploitation minière à travers le pays, entités destinées à faire main basse sur l’exploitation du diamant congolais. Le dernier voyage de Brazzaville n’était qu’une démarche compte à rebours.

Craignant de connaître le sort de Pascal Lisouba dans l’affaire du pétrole du Congo-Brazza, Kanambe Mutwale vient de tenir promesse en cédant à un consortium français de prédation, la plus grande concession riche en diamant pour dit il l’aménagement d’une cimenterie qui exploitera le « calcaire » en vue de produire du ciment à Kisangani. La carte géologique de la province orientale indique une forte teneur en diamant dans cette zone qu’il confie cavalièrement à une société écran dite Indienne qui s’installera très bientôt pour la basse besogne au détriment des enfants de Boyoma qui n’auront l’œil que sur des miettes.

 

L’affaire divisant depuis peu L’Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) avant les dernières élections sénatoriales s’étend désormais sur le carré des officiers supérieurs qui ne pardonnent pas à Kanambe de recourir aux FDLR pour la protection de ce gisement important, utilisant les natifs boyomais pour des travaux forcés d’exploitation clandestine du diamant de joaillerie. En effet les recettes en Dollars US provenant de ce trafic alimentent ces affreux en armes et permettent d’acheter l’Etat Major FARDC qui ferme les yeux sur ces pratiques. L’homme de confiance de Kanambe, Officier à tout faire (négociations, persécutions et assassinats des journalistes) n’a jamais voulu associé qui que ce soit dans ce trafic et ne cesse d’écarter les officiers ayant une quelconque suspicion sur ces opérations. Il se bat à tout moment pour le maintien du Commandant Mai-Mai Padiri Bulenda qui se contente de peu et collabore sans ambition élevée. Le très curieux Kisempia vient d’être victime de ses investigations osées.

 

Peu à peu, les prédateurs se lamentent d’avoir à traiter avec un chef ne maitrisant pas les dossiers maffieux et préfère avoir pour interlocuteur, un « général » natif du Katanga, parlant bien et n’ayant pas froid aux yeux. Déjà, deux chefs d’états voisins le trouvent recommandable. Les banques, les sociétés d’aviations et les négociants Libanais recourent à ce « Monsieur tout risque » pour les recouvrements et l’utilisent pour arracher les importantes décisions qui aliènent l’intérêt de la nation.

 

Comme au Burkina Faso, J.N.Kyungu risque de remplacer Kanambe Mutwale dit Kabange. Le psychanalyste Abdoulaye Yerodia a dit que la photo de Jacques Chirac dans le bureau présidentiel portera malheur au porteur des œufs.

 

 

Le Courier du Mayumbu

Le CPJ invite Kinshasa à respecter la liberté des médias.

Afrique en ligne

04/07/2007

 

sakola.jpgLe Comité pour la protection des journalistes (CPJ) exprime son angoisse face à une série d’agressions à l’encontre des médias en République démocratique du Congo (RDC), indique mercredi un communiqué de l'organe d'observation basé à New York, aux Etats-Unis. Dans une lettre adressée au président de la République, Joseph Kabila, le CPJ a exhorté les autorités de Kinshasa à soutenir la liberté de la presse telle que garantie par la constitution nationale et à assurer la sécurité des journalistes. Depuis février dernier, huit médias ont fait l’objet de descentes des forces de sécurité gouvernementales et un journaliste a été assassiné "dans un climat d’insécurité grandissante", relève le CPJ dans son communiqué.

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Le Rwanda revient hanter la France:

Des documents montrent que l’Elysée avait été alerté très tôt du risque d’un génocide.

Liberation

03/07/2007

hubert_vedrine.jpgLa France en aura-t-elle jamais fini avec son rôle supposé ou réel avant et pendant le génocide de 1994 au Rwanda ? Hier, les avocats de 6 survivants du carnage ont indiqué avoir demandé les auditions des anciens ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Alain Juppé et Pierre Joxe, mais aussi de l’ex-secrétaire général de l’Elysée sous François Mitterrand, Hubert Védrine.
Audition. En 2005, les plaignants rwandais ont obtenu l’ouverture d’une information judiciaire pour «complicité de génocide et de crimes contre l’humanité» visant des soldats de l’opération militaro-humanitaire Turquoise (été 1994). Leurs avocats fondent leur demande d’audition sur des documents d’archives remis récemment à la juge Florence Michon, du tribunal aux armées de Paris. Le quotidien le Monde a révélé, hier, l’existence de ces archives émanant de la présidence de la République. Ces documents montrent que l’Elysée, malgré ses dénégations, avait été alerté très tôt du risque d’un massacre généralisé au Rwanda.


 

 

Le S.G. de l'Elysée, Hubert Vedrine

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France-Rwanda: le dossier s’alourdit.

Colette Baeckman

01/07/07

 

Une grande salle composée d’un public attentif, fait d’étudiants, de journalistes locaux, de victimes, de curieux aussi. Un système de traduction simultanée, une camera qui, en permanence, filme les dépositions des témoins et les questions posées par les sept membres de la commission présidée par l’ancien Ministre de la Justice Jean de Dieu Mucyo. Un seul sujet à l’ordre du jour : démontrer l’implication de la France dans le génocide rwandais. Jour après jour, et jusqu’en octobre, des témoins défilent. Des militants des droits de l’homme, des militaires belges comme le colonel à la retraite Walter Balis, qui confirme que son uniforme de Casque bleu lui avait été volé à l’hôtel Meridien en avril 1994 et porté par un autre le soir de l’attentat contre l’avion présidentiel. Des journalistes aussi comparaissent, qui ont observé le double jeu mené par la France : politiquement, Paris soutenait l’application des accords d’Arusha, mais, militairement, poursuivait les livraisons d’armes et les entraînements dispensés à l’armée gouvernementale. Une dizaine de témoins étrangers ont ainsi été convoqués à Kigali. Parmi eux, sanglé dans un costume sombre d’homme d’affaires, Martin Marschner von Helmreich.

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Interview de Kanambe Mutwale à Jeune Afrique : Une langue de bois.

Norbert Idiofa

 

06/30/07

 

j.chirac_et_j.kabila.jpgSur fond d’une photo du gaulois Jacques Chirac et de lui même, le tutsi Rwanda-Rundi, Kanambe Mutwale (dit Joseph Kabila) se prélassant dans les vestiges de la cité de L’OUA construite par le Maréchal Mobutu, accorde une interview au Journal Jeune Afrique pour ne rien dire. Atteint d’un sentiment profond de nuisance, il verse sa bile tout en affichant la silhouette d’une hyène n’ayant pas réussi à manger sa proie.

Avant de parler de ses chantiers imaginaires, il commence par faire porté à l’Igwe Bemba, un rôle d’agresseur et manque de peu de dire que Jean pierre est tutsi et serai même venu à Kinshasa empruntant le même vol que ses cousins Bizima et Ruberwa dont Kanambe nie à ce jour la consanguinité pour ne pas mettre en évidence sa tutsité du Mulenge.

A une question de savoir si le Rwanda soutien le Général Nkunda Mihigo, il se contente d’une réponse peu convaincante, comme si les derniers pourparlers de Kigali entre le général dissident et l’inspecteur général de la jeunesse PPRD, John Numbi consiste en une vulgaire rumeur. Il a le malheur d’entretenir une cachoterie au moment ou le CNDP étale au grand jour ses origines et la sécurité rapprochée reçue de l’homme fort de Kitchanga dans une lettre émanant du secrétaire exécutif de ce mouvement politico-militaire.

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Génocide au Rwanda: des archives mettent en cause la France.

Le Figaro

2/07/07

 

rwandan_genocide.jpgLa France a soutenu le régime rwandais alors qu'elle avait connaissance, contrairement à ce qu'elle a affirmé, dès 1990 de "prémices du génocide" au Rwanda de 1994, selon le journal Le Monde qui cite des archives de la présidence française.
Certains de ces documents ont été transmis le 27 juin à la juge d'instruction du Tribunal aux armées de Paris (TAP) Florence Michon, chargée d'une information judiciaire ouverte en décembre 2005 pour "complicité de génocide" et "complicité de crime contre l'humanité" visant l'armée française.

Dès début octobre 1990, "les prémices du génocide étaient visibles", affirme le quotidien.

Il cite un télégramme diplomatique du 12 octobre du colonel René Galinié, alors attaché de défense à Kigali, qui s'alarme de la multiplication des arrestations arbitraires de Tutsis ou de personnes proches des intérêts des Tutsis par le régime du président hutu Juvenal Habyarimana.

"Il est à craindre que ce conflit finisse par dégénérer en guerre ethnique", écrit l'officier.

Le lendemain, selon le journal, l'ambassadeur Georges Martres précise que "les paysans hutus organisés par le MRND (parti du président) ont intensifié les recherches de Tutsis suspects dans les collines" et que "des massacres sont signalés dans la région de Kibilira".

 

 

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Bemba dénonce les dérives du régime Kabila.

RTBF

2/07/07

Jean-Pierre Bemba est toujours en exil médical au Portugal. Mais de là il dénonce ce qu'il appelle les "dérives totalitaires du régime du président joseph Kabila". Une équipe de télévision de la RTBF l’a rencontré.

Le chef de l'opposition parlementaire en République démocratique du Congo aimerait rentrer le plus tôt possible dans son pays. Il a cependant implicitement exclu de reprendre les armes. Contrairement à ce qu'il avait fait en 1998.

M. Bemba, rival malheureux du président Kabila lors de l'élection présidentielle d'octobre dernier, avait recueilli 42% des voix. Elu sénateur en janvier, il avait refusé de se séparer de sa garde personnelle, ce qui avait entraîné en mars une réaction musclée de l'armée congolaise, qui s'est traduite par deux jours de combats en plein centre de Kinshasa, au cours desquels de 200 à 500 personnes ont péri.

Réfugié un moment à l'ambassade d'Afrique du Sud, M. Bemba a quitté la RDC dans la nuit du 10 au 11 avril pour suivre un traitement médical au Portugal, officiellement pour soigner une vieille blessure à la jambe. Le Sénat a récemment prolongé son autorisation de sortie jusqu'au 31 juillet.

RTBF